Cour de cassation · Arrêt
Chambre commerciale financière et économique — pourvoi n° 90-11.193
Arrêt du 22 octobre 1991Pourvoi n° 90-11.193
- Solution
- Cassation
- Publication
- Publié au Bulletin
Repère documentaire
Synthèse de la décision
- Solution: CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 11 septembre 1989, entre les parties, par la cour d'appel de Bourges; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Riom.
Procédure
Chronologie du litige
- Arrêt de cassation Cour de cassation
Document officiel
Texte intégral
8 paragraphes affichés intégralement — le texte officiel prévaut sur les enrichissements documentaires.
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Sur le moyen unique :
Vu l'article 1134 du Code civil ;
Attendu que, selon l'arrêt attaqué, les époux X... ont vendu le 14 janvier 1986 à M. et Mme Y... un fonds de commerce de boucherie-charcuterie au détail situé à Villentrois (Indre) ; que l'acte de vente comportait une clause aux termes de laquelle les vendeurs s'interdisaient de se rétablir ou de s'intéresser directement ou indirectement à un commerce de même nature pendant une durée de 10 années dans un rayon de 20 kilomètres du siège du fonds ; que le 14 février 1987 les époux X... ont loué à la société Les Désosseurs réunis un local commercial, situé à moins de 5 kilomètres du fonds de commerce vendu aux époux Y..., en vue de commercialiser des viandes en gros ; que 2 ans plus tard, la société Villentrois Viandes était constituée dans les mêmes locaux, avec la même gérante que la précédente, pour le commerce de viandes en gros et au détail ; que M. X... y était engagé comme salarié et participait avec trois ouvriers à l'exploitation du fonds ; qu'aussitôt les époux Y... se prévalant de la clause de non-concurrence ont assigné leurs vendeurs pour obtenir la fermeture sous astreinte du fonds de commerce et la condamnation solidaire des époux X... et de la société Villentrois Viandes à des dommages-intérêts ;
Attendu que pour interdire aux époux X... et à la société Villentrois Viandes la vente de viandes au détail la cour d'appel a considéré que l'activité salariale déployée dans un commerce de même nature faisait partie de l'intéressement visé par la clause de non-concurrence souscrite par les vendeurs ;
Attendu qu'en statuant ainsi sans préciser en quoi le comportement des époux X... dans le fonds de commerce de la société Villentrois Viandes, bien que M. X... n'y ait été engagé qu'en qualité de salarié, entrait dans les prévisions de la clause litigieuse, la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision ;
PAR CES MOTIFS :
CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 11 septembre 1989, entre les parties, par la cour d'appel de Bourges ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Riom
Références
Éléments reliés à la décision
Articles, conventions, thèmes et source
Articles et conventions cités
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Thèmes déterminants
Identifiants et source
- Identifiant source
- 6079d33c9ba5988459c57f99
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Méthode et périmètre
Origine, traitement et correction
Source documentaire : Judilibre — corpus DILA — identifiant 6079d33c9ba5988459c57f99.
Dernière date de mise à jour fournie par la source : 22 octobre 1991.
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