Cour de cassation, Chambre sociale, 8 juin 1977, 76-40.294
Mots-clés droit social
Primes / variable • Procédure prud'homale
Synthèse
- Juridiction
- Cour de cassation
- Chambre
- Chambre sociale
- Date
- 08/06/1977
- Numéro d'affaire
- 76-40.294
Résumé
Doit être cassée la décision qui condamne une société à verser à son représentant des commissions sur les ventes effectuées à crédit et demeurées impayées sans qu'aient été recherchées les conditions exactes des conventions des parties, alors que l'employeur avait fait valoir que les commissions n'étaient pas dues sur les ventes annulées en cas de non paiement par l'acheteur.
Extrait
SUR LE MOYEN UNIQUE : VU LES ARTICLES 1134 DU CODE CIVIL ET 455 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE ; ATTENDU QUE POUR CONDAMNER LA SOCIETE VORWERCK-FRANCE, QUI A POUR ACTIVITE LA VENTE A DOMICILE D'APPAREILS MENAGERS, A VERSER A MIREILLE X..., REPRESENTANT, DES COMMISSIONS POUR DES VENTES EFFECTUEES A CREDIT ET DEMEUREES IMPAYEES, LES JUGES DU FOND ONT RELEVE QUE, BIEN QUE LES ORDRES AIENT ETE PASSES ET LES COMMANDES LIVREES, DEMOISELLE X... N'AVAIT PAS PERCU LES SOMMES QUI LUI ETAIENT DUES ; ATTENDU CEPENDANT QUE LA SOCIETE AVAIT FAIT VALOIR QUE LES COMMISSIONS N'ETAIENT PAS DUES SUR LES VENTES ANNULEES EN CAS DE NON-PAIEMENT PAR L'ACHETEUR ; D'OU IL SUIT QUE LE CONSEIL DE PRUD'HOMMES QUI A DECIDE QU'ELLES ETAIENT ACQUISES DES LES COMMANDES ACCEPTEES, MEME SI LES OPERATIONS N'ETAIENT PAS MENEES A BONNE FIN, SANS RECHERCHER LES CONDITIONS EXACTES DES CONVENTIONS LIANT LES PARTIES, N'A PAS LEGA…