Cour de cassation, Chambre sociale, 24 mars 1988, 85-45.0878545088
Mots-clés droit social
Licenciement • Licenciement économique / PSE • Faute grave • Préavis / indemnités de rupture • Contrat de travail • Salaire / rémunération • Procédure prud'homale
Synthèse
- Juridiction
- Cour de cassation
- Chambre
- Chambre sociale
- Date
- 24/03/1988
- Numéro d'affaire
- 85-45.0878545088
Résumé
L'avis du ministère public n'est obligatoire que pour les procédures collectives énumérées à l'article 425-2° du nouveau Code de procédure civile ou pour les affaires pour lesquelles la loi dispose que celui-ci doit faire connaître son avis.
Extrait
Vu la connexité, joint les pourvois n°s 85-45.087 et 87-45.088 ;. Attendu, selon le jugement attaqué (conseil de prud'hommes de Lure, 26 juin 1985), qu'à la suite de la mise en liquidation des biens de la société Fiday, les syndics au règlement judiciaire ont retenu, sur les indemnités dues à plusieurs salariés licenciés pour raisons économiques, le montant des prêts qui leur avaient été consentis par la société dans le cadre de la participation des employeurs à l'effort de construction, lesquels prêts n'étaient pas parvenus à échéance et ne comportaient d'autres clauses résolutoires que " le départ volontaire ou la faute grave " ; que ces salariés ont alors attrait la société et ses syndics devant la juridiction prud'homale aux fins d'obtenir le paiement des sommes ainsi retenues ; Sur le premier moyen : Attendu qu'il est fait grief au jugement attaqué d'avoir condamné une société en r…