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Jurisprudence sociale

Décision en droit social

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Cour de cassation, Chambre sociale, 16 octobre 1980, 79-40.111

Publié au Bulletin Cassation

Mots-clés droit social

Discipline / sanctions • Préavis / indemnités de rupture • Contrat de travail • Salaire / rémunération • Accord collectif / convention collective • Procédure prud'homale

Synthèse

Juridiction
Cour de cassation
Chambre
Chambre sociale
Date
16/10/1980
Numéro d'affaire
79-40.111

Résumé

Les juges du fond ne peuvent déclarer abusive la mise à pied d'un salarié au motif que cette mesure n'était ni prévue ni réglementée dans l'entreprise par une convention collective ou un règlement intérieur sans rechercher si la faute non contestée reprochée au salarié justifie cette mise à pied et alors que celle-ci relève du pouvoir disciplinaire de l'employeur sous la subordination duquel le salarié s'était placé.

Extrait

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 1134 DU CODE CIVIL; ATTENDU QUE LA SENTENCE PRUD'HOMALE ATTAQUEE A ALLOUE A DAME X..., SALARIEE AU SERVICE DE LEROY, UNE INDEMNITE COMPENSATRICE DE LA PERTE DE SALAIRE RESULTANT DE SA MISE A PIED DU 28 OCTOBRE AU 2 NOVEMBRE 1977, AU MOTIF QUE SON EMPLOYEUR AVAIT PRIS CETTE DECISION SANS QUE LE DROIT DE MISE A PIED EUT ETE PREVU ET REGLEMENTE DANS L'ENTREPRISE PAR UNE CONVENTION COLLECTIVE OU UN REGLEMENT INTERIEUR; QU'EN STATUANT AINSI SANS RECHERCHER SI LA FAUTE REPROCHEE A DAME X... JUSTIFIAIT LA MISE A PIED ET ALORS QUE CETTE MESURE RELEVE DU POUVOIR DISCIPLINAIRE DE L'EMPLOYEUR SOUS LA SUBORDINATION DUQUEL DAME X... S'ETAIT PLACEE ET QUE LA FAUTE REPROCHEE A CETTE SALARIEE N'ETAIT PAS CONTESTEE, LE CONSEIL DE PRUD'HOMMES A FAIT UNE FAUSSE APPLICATION DU TEXTE SUSVISE; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE MAIS SEULEMENT DU CHEF DE LA MISE A PIED, LE JUG…