Cour de cassation · Arrêt

Chambre sociale — pourvoi n° 95-44.897

Arrêt du 14 janvier 1998Pourvoi n° 95-44.897

Publié au BulletinContrat de travailSalaire / rémunérationAccord collectif / convention collective
Solution
Rejette la demande ou le recours
Publication
Publié au Bulletin

Repère documentaire

Synthèse de la décision

  • Justifie légalement sa décision le conseil de prud'hommes qui, après avoir constaté le caractère irrégulier du contrôle opéré par deux salariés de la société non habilités à cet effet, condamne l'employeur à verser au salarié, en arrêt de travail pour maladie, des indemnités conventionnelles complémentaires de maladie.
  • Solution : Rejette la demande ou le recours.

Procédure

Chronologie du litige

Jalons datés et vérifiables détectés dans la décision
  1. Arrêt de cassation Cour de cassation

Actions

Créer une veille proche

Document officiel

Texte intégral

6 paragraphes affichés intégralement — le texte officiel prévaut sur les enrichissements documentaires.

Sur le moyen unique :

Attendu que M. X..., salarié de la société Semurval, a été en arrêt de travail pour maladie du 23 décembre 1993 au 26 février 1994 ; que jusqu'au 17 février 1994, l'employeur lui a versé l'intégralité de son salaire ; qu'ayant appris, le 17 février 1994, que le salarié n'était pas à son domicile en dehors des heures de sortie autorisée, l'employeur a cessé, à compter de cette date, le versement des indemnités complémentaires de maladie pour la période d'arrêt de travail restant à courir ;

Attendu que l'employeur fait grief au jugement attaqué (conseil de prud'hommes de Valenciennes, 22 mai 1995) de l'avoir condamné à payer à son salarié une somme à titre de complément d'indemnités journalières, outre une somme au titre de l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, alors, selon le moyen, que l'article 39 de la Convention collective nationale des réseaux de transports publics urbains de voyageurs applicable dispose que les absences pour maladie peuvent donner lieu à des vérifications par les organismes de contrôle déjà existants dans l'entreprise, ou pouvant être créés par accord conclu entre l'employeur et les organisations syndicales représentatives au sein de l'entreprise et approuvé par le comité d'entreprise ; que l'entreprise peut procéder à des contrôles administratifs quant à l'observation des prescriptions et autorisations de sortie ; que lorsqu'un de ces contrôles fait apparaître que les prescriptions ou le régime des autorisations de sortie ne sont pas respectés, l'indemnisation peut être partiellement ou totalement supprimée par décision du directeur du réseau après avis d'une commission paritaire ; qu'en subordonnant le contrôle administratif auquel l'entreprise peut procéder quant à l'observation des prescriptions et des autorisations de sortie, à l'existence d'une " commission paritaire " et à un contrôle médical de la caisse primaire d'assurance maladie, le conseil de prud'hommes de Valenciennes a violé le texte susvisé ;

Mais attendu qu'après avoir exactement décidé que l'article 39 de la Convention collective nationale des réseaux de transports publics urbains de voyageurs applicable permet à l'employeur qui estime que l'arrêt de travail du salarié n'est plus justifié par son état de santé, de faire procéder à un contrôle sous certaines modalités, le conseil de prud'hommes qui a constaté le caractère irrégulier du contrôle opéré par deux salariés de la société non habilités à cet effet, a légalement justifié sa décision ; que le moyen n'est pas fondé ;

PAR CES MOTIFS :

REJETTE le pourvoi.

Références

Éléments reliés à la décision

Articles, conventions et thèmes

Articles et conventions cités

  • Aucune référence structurée détectée.

Thèmes déterminants

Publié au BulletinRejetContrat de travailSalaire / rémunérationAccord collectif / convention collectiveProcédure prud'homale

Identifiants documentaires

Identifiant source
6079b19a9ba5988459c52b31

Poursuivre la recherche